Portefeuilles de fonds

publié par Guy Migneault

Oui, selon une étude des plus sérieuses faite sur le sujet. Je vous invite à relire cette section au chapitre 4 pour comprendre le pourquoi c'est ainsi.

Les raisons sont multiples. Pour la plupart, ce sont des portefeuilles de « consommation de masse » qu’on veut vendre sans être obligé de faire trop de suivi. Parfois pour éviter les « plaintes » de l’investisseur on crée des portefeuilles sécuritaires avec peu de risques. Le rééquilibrage automatique souvent associé à ce genre de portefeuille tend à diminuer le rendement et à augmenter le risque dans le temps. S’il est un fiasco, il va rester un fiasco. Ensuite, il peut y avoir la qualité des fonds choisis au départ. Quelle est leur valeur en termes de stabilité, de constance et de fiabilité. Reste-t-il du « jus » dans les fonds. Avons-nous été soucieux de choisir des fonds qui se comportent bien dans un marché baissier. Que dire de la diversification qui parfois n’est pas appropriée. Le fait que plusieurs des portefeuilles n’ont que des fonds de la même famille n’est pas du tout aidant.

NON, ce n’est pas facile de le savoir. En plus d’acheter des produits qui correspondent à mes trois critères, j’aime savoir ce que j’achète, surtout lorsque cela implique mes argents.

Cela serait vraiment aidant pour l’investisseur. Il pourrait plus facilement comparer la performance d’investissement des portefeuilles maison. Il verrait tout de suite quels genres de portefeuille sont sur le marché. Et ce serait extraordinaire pour le conseiller ou l’organisation qui veut mieux servir l’investisseur. Il est certain que cela changerait dramatiquement la dynamique de l’industrie des portefeuillistes, qui viserait l’excellence.

Ça ne peut pas être parce que ça donne de belles performances d’investissement. On l’a vu au chapitre 5. Je crois que c'est parce que vendre ses propres fonds est beaucoup plus «payants» que vendre ceux d’un concurrent et de plus, cela facilite la gestion de leurs portefeuilles. Mais, ce serait dans le meilleur intérêt des deux, et l’investisseur et l’organisation, de modifier cette pratique.

Bien sûr! Je vous invite à voir la section sur la diversification par région géographique au chapitre 5.

NON. Il est possible de bâtir un portefeuille « acceptable » avec un fonds qui sous-performe, d’abord que les autres fonds peuvent compenser en quelque sorte. Il est possible de bâtir des portefeuilles impressionnants avec des fonds « poneys » et des fonds « purs-sangs », mais il faut savoir comment faire. On ne peut pas mettre n'importe lequel de ces fonds dans un portefeuille. L’important toujours, c'est que le portefeuille se comporte avec une belle performance d’investissement, idéalement comme au graphique 1.

Voir mes propos au chapitre 7.

Voir mes propos, entre autres, sur les valeurs alpha et bêta au chapitre 3.

Une étude faite par la firme Morningstar et publiée à l’automne 2010, démontre qu’environ 80 % des gestionnaires ne placent pas dans leur propre fonds.

Oui. Mais dans le cas d’un portefeuille fiasco ou dangereux, je recommencerais à zéro.

OUI, certainement. Un indiciel ne fait que reproduire des indices. Au départ, le choix de nos fonds et la façon de bâtir des portefeuilles impressionnants ne peuvent pas faire autrement que de surpasser les indiciels et les « iShares » avec régularité. Voir les chapitres 1, 5 et 6 en particulier.