publié par Guy Migneault
Il est toujours surprenant de voir comment certaines personnes semblent heureuses à choisir de vivre une vie misérable. Pourquoi laisser certaines personnes vous séparer de vos rêves ? Pourquoi s’abaisser au niveau de personnes toxiques ou de bas niveau ?
Vers la fin de cet article, vous trouverez un écrit sur les personnes toxiques à éviter ainsi que la définition des relations multiplicatrices ou destructrices.
L’ENGAGEMENT
L’engagement est important dans un couple qui veut une relation significative, profonde, durable et engageante. On peut décrire quatre niveaux d’engagement : normalement entre le début des fréquentations et trois mois, on apprend à se connaître afin de voir si on a des affinités de toutes sortes. On est dans la phase exploratoire. C’est la période où on peut être étonné, émerveillé, etc. par la relation et il y a certainement des attraits physiques, de ton de voix, de personnalités, de traits de caractères et d’activités.
Entre trois mois et six mois, la relation s’approfondit et s’améliore. Vous partagez de plus en plus plusieurs aspects de votre vie, de votre temps ensemble. Vous commencez à penser en termes d’un NOUS, à être une entité à deux. Vous reconnaissez que votre relation est spéciale, qu’elle vaut la peine de nourrir et vous croyez qu’elle a le potentiel pour devenir durable. Vous vous engagez à développer, à nourrir et à travailler la relation avec des projets porteurs de sens, à créer et à recréer. Vous parlez de rêves rapprochés et de rêves lointains.
Entre six mois et deux ans vous vous engagez à vivre un futur ensemble : plus on est jeune plus on devrait passer de temps à cette étape. La relation s’approfondit et fonctionne bien la plupart du temps. Vous sentez que vous voulez passer le reste de votre vie avec cette personne. Vous n’avez plus le désir d’explorer la possibilité d’être avec un autre partenaire. Vous vous sentez aimé et apprécié par votre partenaire presque tout le temps. Il est temps de parler à vivre ensemble sous un même toit, à se fiancer et à continuer à travailler pour éliminer les derniers doutes, s’il y en a. Vous passez plus en plus de temps à coucher chez un ou chez l’autre.
Finalement, c’est l’étape de l’engagement ou vous décidez de partager le reste de vos vies ensemble. Vous vous connaissez assez bien. Vous voulez vous abandonner à vivre, à découvrir, à cheminer avec l’autre. Les quatre coins de l’édifice relationnel sont en place. Ces quatre coins sont notés en caractères gras. Vous pouvez aimer comme vous le voulez et vous êtes aimé comme vous le souhaitez. Votre partenaire respecte vos idées, vos opinions, vos façons de faire et d’être, même s’il n’est pas toujours en accord vous. Il y a absence de manipulations ou de violence dont le but est de vous faire changer d’idées. En cas de mésentente vous trouvez des solutions satisfaisantes pour les deux. Vous admirez l’autre pour quelque chose et vous vous sentez admiré. Et finalement vous avez confiance en l’autre. Vous savez que l’autre ne vous fera pas mal volontairement, qu’il ne vous parlera pas dans le dos, qu’il ne vous volera pas, qu’il ne vous trichera pas, etc. C’est le temps de de songer sérieusement à s’unir définitivement ou à se marier.
Si les étapes d’engagement ne se font pas, ou si un des deux partenaires refuse de progresser à ne prochaine étape, on doit remettre la relation en question.
Vous ne choisissez pas vos parents, mais vous pouvez choisir votre conjoint. Chacune des raisons suivantes est une bonne raison pour s’interroger sur son conjoint durant ces quatre étapes de l’engagement. Vaut mieux ne pas s’engager dans une étape ou procéder à l’étape suivante tant que vous ne savez pas où vous allez. Sachez aussi reconnaître votre voix intérieure. Si vous trouvez qu’il y a trop de remises en question, c’est fort probablement votre relation de couple qui ne fonctionne pas, pas toi ou l’autre. Il est possible que vous trouviez que certaines de mes suggestions sont un peu dure, mais elles sont le fruit à la fois de mes propres expériences et de celles de plusieurs couples que j’ai rencontrés.
Dans les questions suivantes, le mot « elle » ou « là » doit souvent être interprété pour signifier .... le conjoint.
Vous allez noter que mes suggestions tombent souvent sous la catégorie du genre « quitte-la » pour dire que vous méritez mieux. Attention ou réagissez, veut dire d’y accorder une attention particulière, car cela pourrait devenir problématique.
LES PERSONNES TOXIQUES … À ÉVITER.
Une belle personne c’est comme une fleur. Une personne toxique c’est comme une mauvaise herbe. Dans un jardin il faut arroser les fleurs et pas les mauvaises herbes, car si on arrose ces derniers ils s’enracinent vite, envahissent le jardin et peuvent tuer les fleurs.
Soit les personnes qui nous entourent nous inspirent et nous aident à grandir ou elles nous vident de notre énergie. Soit elles sont du genre relationnel 1 + 1 = 3, 1 + 1 = 2, 1 + 1 = 1 ou 1 + 1 = 0, comment vous le verrai à la fin de cette article. On doit s’entourer de personnes qui sont multiplicatrices et non destructrices. Nous ne choisissons pas nos parents ni notre fratrie, mais nous pouvons choisir les personnes qui nous entourent. Elles peuvent être multiplicatrices ou destructrices. À nous de nous protéger, afin de préserver notre âme et notre cœur.
Il faut choisir les personnes qui nous entourent sagement : nos ami(e)s, notre conjoint, nos collègues. Les personnes toxiques sont comme de mauvaises herbes dans un jardin de fleurs. Laissées à elles, elles se répandent rapidement, envahissent le plus profond de notre âme et de notre cœur et peuvent détruire notre estime, notre confiance en soi, voir même notre identité. On ne peut pas plaire à tout le monde et il faut savoir discerner celles qui nous font du bien de celles qui nous font du mal. On doit développer la capacité à identifier les personnes toxiques et les garder loin de nous. Il faut que les quatre ou cinq personnes les plus proches de nous soient des personnes qui nous soutiennent, qui nous aident à grandir, qui sont multiplicatrices. Voici des exemples les comportements de personnes qu’on pourrait qualifier de toxiques.
Il ne faut pas tenter d’avoir une personne toxique à ses jeux, car on va perdre notre temps et notre énergie. De plus elles créent énormément de stress dans nos vies. Elles nous entourent d’énergie négative. Parfois elles sont cruelles, jouent victime ou sont tout simplement imprévisible ou folle. Ce genre de stress peut avoir un impact de longue durée sur le cerveau, surtout en atteignant nos cellules de mémoire et de raisonnement ainsi que sur notre capacité à rester calme et notre performance au travail, etc.
1) Celles qui font du commérage. Ces personnes toxiques parlent des autres personnes, de leurs malheurs, de leurs erreurs, de leurs faux pas, etc. Elles ont tendance à dénigrer, à abaisser, à ridiculiser, à décourager, à se moquer des autres et à parfois même dire des choses carrément cruelles. Soyez assuré que si elles parlent des autres comme cela dans votre présence, elles parlent de vous aussi de cette manière en présence des autres. Les bonnes personnes discutent d'idées ou d’événements et vous encouragent et vous soutiennent.
2) Celles qui ne maîtrisent pas leurs émotions. Tout pour elles semble exagéré et catastrophique. Elles finiront par nous crier après et projeter leurs sentiments négatifs sur nous. On vient qu’à se sentir mal pour eux et on peut avoir beaucoup de difficultés à s’en départir, surtout si on est du genre « sauveur », du genre on veut aider l’autre à mieux vivre ses moments dits difficiles. Si on se laisse faire, elles vont nous utiliser comme une toilette émotive et finir par nous user et nous détruire.
3) Celles qui jouent victimes. Elles sont parfois difficiles à identifier, car on a tendance à leur être empathique. Là aussi on veut les aider à se soustraire d’émotions ou de situations négatives. Elles ont tendance à exagérer les petits événements et pour en faire une montagne. Plusieurs choses deviennent dramatiques. Le pire c'est qu’elles semblent s’y plaire à jouer le rôle de victime. Elles prennent beaucoup de notre temps et ne semblent pas vouloir sortir de leurs problématiques, peu importe les solutions intéressantes qu’on peut leur apporter. C’est comme si elles sont bien à souffrir et à attirer l’attention sur leur sort.
4) Celles qui ont un gros égo, qui sont centrées sur elles-mêmes. Tu ne les intéresses pas vraiment, car tout ce qui les intéresse, c’est eux. Elles ne cherchent pas vraiment à te comprendre, à être là pour toi, à t’aider. Nous ne faisons pas partie de leur ensemble évoqué. Nous ne sommes que des outils qui servent à nourrir leur gros égo.
5) Celles qui sont envieuses. Elles se comparent toujours aux autres et ne sont jamais satisfaites de leur sort. Elles ne se comparent pas à elles-mêmes pour voir leur progrès, leurs avancements, etc. Elles vont t’amener à diminuer l’importance de tes propres réalisations afin de gonfler la leur.
6) Les personnes manipulatrices. Elles font semblant d’être vos ami(e)s. Elles savent ce que tu aimes, ce qui te rend heureux, ce qui te fait rire. Elles utilisent ces connaissances pour vous manipuler, pour vous flatter en quelque sorte afin de vous avoir sur son côté en quelque sorte. Elles créent des situations où vous avez l’impression que vous lui devez quelque chose en retour. Elles vous utiliseront pour prendre ou avoir quelque chose de vous et ne vous donneront rien en retour.
7) Les suceurs d’énergie sont des personnes qui vous vident de votre énergie. Elles ont tendance à être négatives et pessimistes. Elles vont exagérer leurs malheurs, tenter de vous faire accroire que tout va s’effondrer, que les choses sont pires qu’elles le sont vraiment. À la longue côtoyer ce genre de personne peut vous rendre négatif et dépressif.
8) Celles qui jugent constamment les autres. Elles peuvent diminuer ce qui vous passionne le plus et vous faire sentir inadéquat par des critiques acerbes. Elles tuent votre passion pour ceci ou pour cela. Elles ont de mauvaises intentions, auront tendance à prendre plaisir à voir les autres souffrir et à être dans la misère. Elles vous feront sentir inadéquat. Si elles ne trouvent vous trouvent pas intéressant pour eux, vous leur serez intérêt. Sortez-les de votre vie.
9) Les personnes arrogantes. L’arrogance est très souvent le fruit d’une fausse confiance en soi et masque toujours une grande insécurité. Ces personnes ont tendance à moins bien performer au travail, sont désagréables et ont souvent plus de problèmes cognitifs que d’autres. Sortez-les de votre vie.
10) Entourez-vous de personnes qui vont vous aider à devenir meilleur, qui vont vous encourager, qui vont vous soutenir, qui auront un impact positif sur votre vie. Ces personnes peuvent nourrir votre âme. Elles sont amour et là pour vous comme elles peuvent l’être. Elles ne jalousent pas et savent contrôler leurs émotions. Elles dialoguent et ne diaguelent pas. Elles ne cherchent pas à vous convaincre à tout prix. Elles soulignent surtout les aspects positifs de ce qui se passe. Elles sont capables de vous retourner amour et choses positives.
Ne vous impliquez pas émotivement avec des personnes toxiques. Ne les laissez pas gruger votre énergie. Prenez une distance émotive. Établissez des frontières claires et des limites si vous devez travailler avec elles. Protégez-vous.
LA RELATION EST MULTIPLICATRICE LORSQUE 1 + 1 = 3
Le partenaire multiplicateur t’aide à te surpasser, à te réaliser, à devenir meilleur en termes de traits de caractère (patience, persévérance, garder son calme, accroître son estime, sa confiance, sa transcendance, etc.). Elle t’aide à grandir en traits de personnalité (écoute, ouverture, vision positive, etc.), à t’encourager dans tes dons (piano, langues, peinture), dans tes talents (chants, métier), dans tes loisirs ou passe-temps (plein air, vélo, bridge, etc.). Le partenaire multiplicateur prend plaisir à aider sa partenaire à devenir une meilleure personne en l’encourageant, en la soutenant, en l’accompagnant, en la portant, en lui facilitant les choses, en la poussant s’il le faut, etc. pour qu’elle se réalise ou se perfectionne. Ce partenaire prend plaisir à aider l’autre à grandir affectivement, émotivement, physiquement, spirituellement, sexuellement. Il l’aide à savourer et à goûter pleinement à la vie, plus intensément et plus profondément. Il l’aide l’autre à réaliser ses potentiels et dans ses projets, à atteindre ses objectifs de vie. On se fait confiance, et on s’ouvre à un et à l’autre pour permettre à l’autre de découvrir la petite personne dans chacune de nous, incluant nos petits côtés sombres. On s’identifie aux projets de l’autre, on sent qu’on y appartient et on la soutient pour qu’elle se réalise. « Qu’est-ce que je peux faire pour toi chérie ? Comment puis-je t’aider ? »
Deux partenaires qui se comportent ainsi permettent à un et à l’autre de se surpasser, de s’améliorer, à devenir meilleur par rapport à où ils seraient dans leurs vies respectives s’ils étaient seuls (à cause de l’accompagnement de l’autre). En fait, les partenaires font tout pour que le 1 + 1 devienne un 3.
UNE RELATION EST « dite habituelle » LORSQUE 1+1 =2
C’est un peu le chacun pour soi. On fait des choses ensemble (sorties, amis, projets communs), on habite sous le même toit, on se partage les tâches de la maison, on s’entend sur les dépenses et sur les règles de fonctionnement, etc. Mais, les partenaires ne sont pas vraiment là pour aider l’autre à se surpasser dans quoi que ce soit comme on le fait dans une relation multiplicatrice. C’est beaucoup le chacun pour soi. Dans un couple ça se passe un peu comme suit. « Tu voudrais travailler ton estime de toi chérie ? Ne perds pas ton temps avec ça. Tu n’as pas besoin de ça et ça ne donnera rien de toute façon. On ne change pas. On reste toujours qui on est. »
Ce qui est très différent de la relation multiplicatrice du 1+1=3. « Chérie, tu me dis que tu aimerais travailler ton estime de soi ? Super. Comment puis-je t’aider là-dedans ? Ensemble, si tu en as le goût, on pourrait lire là-dessus, assister à une conférence, rencontrer un psy, participer à un groupe ou à un atelier. Il me semble que ce serait bon pour moi aussi. Qu’en penses-tu? »
« Chérie tu as une rencontre sur l’estime de soi ce soir ! »
« Ah je n’y vais pas. Ça ne me tente pas. »
« NON NON, je ne te laisserai pas lâcher ça comme ça. Je t’ai dit que je te soutiendrai là-dedans jusqu’au bout parce que c’est important pour toi. Viens je vais te conduire à ta rencontre et tu me parleras de ta soirée après OK ? C’est le temps de partir chéri. »
Je crois que la relation 1 + 1 =2 c’est la relation qu’on retrouve chez la majorité des gens. À mon avis, ça fait pour une qualité d’intimité restreinte. Oui il y peut y avoir de l’amour ou de l’affection dépendamment si on parle d’un amoureux ou d’un amireux, mais cette relation n’est pas aussi profonde, engageante, significative et durable que pour le couple multiplicateur. C’est la différence entre une bouteille de vin à 10$ et celle à 100$. Encore faut-il savoir apprécier la différence entre une relation dite habituelle et la relation multiplicatrice.
UNE RELATION EST DESTRUCTRICE LORSQUE 1 + 1 = 0
Il n’y a pas de croissance possible si la relation donne 0. Au contraire, le couple ne s’entend plus sur des choses importantes. Soit une (ou les deux) se dénigre, se crie après, s’abaisse, se tape dessus, se moque de, décourage, est distant, etc. Cela arrive souvent en présence de personnes aux prises avec des problématiques relies à la drogue, à l’alcool, à une dépendance au jeu, à de la jalousie profonde, d’un trouble de personnalité, de dépendance affective ou de personnes qui jouent un rôle dans le triangle persécuteur, victime, sauveur, etc. Il y a des tensions, des malaises, des frustrations, des irritations, parfois de la violence psychologique, verbale , économique ou physique, etc. Bref, un ou les deux peuvent vraiment se détruire dans ce genre de relation dont il faut y mettre fin. Si on y reste, c’est parce qu’il y a des gains secondaires à rester.
« Tu voudrais faire un sprint triathlon ? Ben voyons n’importe qui peut faire ça. C’est bien trop facile ça. Tu perds ton temps à t’y entraîner. » Il n’y a pas d’encouragement, pas de soutien, pas d’accompagnement.
UNE DERNIÈRE RELATION LORSQUE 1 + 1 = 1.
C’est là qu’une des personnes est vraiment centrée sur son « je me moi » et l’autre essaie fort de créer un couple, soit amoureux ou amireux. Jeunes, une des deux personnes est souvent centrée sur les 6 s qui sont : sun, sand, sea, sexe, sniffer et se saouler. Plus vieux, il y a quelques-uns de ces 6 s qui débarquent, mais sont remplacées par d’autres s comme : sieste, solitude, souvenirs, sialis (non c’est avec un s haha), six quarante-neuf.
On peut avoir des ami(e)s à tous les niveaux. Nos frères/sœurs sont où ? La relation patron/employé ?
Trump a les caractéristiques d’une personnalité destructrice. On peut parler longtemps de son sexisme, de son homophobie, de son exagération et de ses propos mensongers et parfois violent. Par contre, ce qu’on réalise c’est que si tu n’es pas en accord avec lui et que tu travailles pour lui, il va te congédier. Si tu ne travailles pas pour lui et qu’il ne peut pas te congédier, il va t’abaisser, se moquer de toi, te ridiculiser, te blâmer pour tout, te dénigrer. Il n’a aucun respect pour la loi, pour les ententes signées, pour les femmes, pour les faits scientifiques ou autres qui vont à l’encontre de ses « feelings ». Il n’a aucun respect pour les institutions légales comme le FBI, la CIA, le département d’État, etc. Il voit tout en blanc (vrai) ou tout en noir (faux). Il n’a pas de zone grise. Il a la vérité sur tout et ne se trompe pas. Celui qui est dans l’erreur est celui qui ne pense pas comme lui.